jeudi 15 octobre 2020



Hey ! Merci pour le barrage. On est content de bloquer l'eau, couvrir les feux, couper les ponts, conditionner l'air et quadriller la terre. Spéciale dédicace aux colo$$es aux pieds d'argile néonicotinoïdés qui ratissent large les êtres dans leur chute. Love.

mercredi 14 octobre 2020


 


Il y avait des lumières qu'on ne peut pas attraper.



Tout est toujours en cours, avec de nouvelles choses en cours.



Elle arrive toujours à le faire, du haut de ses presque huit ans.


lundi 3 août 2020

Vous êtes rare et ça n'a rien de marchand. Rien de précieux non plus. Ça voudrait dire le dedans-là et le vois comme tu n'as pas besoin de t'accrocher.


jeudi 11 juin 2020

(Vue de l'esprit)





Les grandes tiges de chicorées échappées belles d'1m60 vont bientôt se parer de leurs attrayantes fleurs bleu azur.
Elles sont choisies pour le gîte et le couvert des colonies de pucerons, qui boudent le jeune prunier greffé juste à côté.
Une larve de coccinelle qui se régale à son tour se trouve aussi dans ce plan trouble... Combien de temps va-t-il durer avant l'intervention des fourmis ? Il y a temporairement de la place pour tout le monde.


dimanche 22 mars 2020

Mars - avril 2020


Nous avions fui Paris il y a quelques années, nous le pouvions. Comme une question de vie ou de mort, mais de mort lente, mine de rien. La vie, c'était pas gagné, puis on s'apprivoise. Pertuis, ça veut dire trou, et c'est ce que nous faisons.

Atterrir.

Nous sommes dans la catégorie privilégiés. Enfants de profs. Quelques boulots dans l'associatif puis tout arrêter. Absence de sens, inemployabilité, inadéquate. Lui persévère dans la fonction publique. Un emprunt pour la maison "grâce" à un héritage des grands-parents paternels à 30 ans car mon père est resté accroché dans un arbre quand j'allais avoir 9 ans, lui 38, quelques semaines avant la chute du Mur.

Cet enfant garçon, cette enfant fille, miracles venus nous adopter. Et ce lieu.

Atterrir.

Je jardine (plus que jamais maintenant), fais les travaux, tout ce que je peux faire moi-même pour vivre. C'est pas ça à la base ?

Encore des velléités pour faire communauté, coups de main / Distance, observation. Toujours en cours.

Une chose, puis l'autre. Apprendre tous les jours.

Ça c'est pour l'extérieur, mais à l'intérieur je vous dis pas. Immense voyage.














Terre-paille pour colmater chez les poules.










Elles font le mur.
Dans certains endroits, elles font même des ponts : .


Dans la serre, ils gigotent.




Branches coupées refuge.




Edit :

Donc nous sommes le 26 mars 2020, J 11 du confinement.


J 11, 26 mars 2020.


J 11, 26 mars 2020.


J 11, Changement de flotte des poissons.


J 11, Changement de flotte des poissons.


J 11, Hydrocarbures sur l'Étang de Berre ?
Non. Pollen sur mare à Pertuis (confinement oblige).


J 11, Hydrocarbures sur l'Étang de Berre ?
Non. Pollen sur mare à Pertuis (confinement oblige).


J11, Coro-Nille !


J 11, Pas de masques, pas de lits d'hôpitaux, mais des drones.

dis-manche


dis-manche


dis-manche


dis-manche


dis-manche


dis-manche


dis-manche





Album entier : https://www.facebook.com/media/set/?set=a.10158127193060699&type=3


vendredi 20 mars 2020

Ceci n'est pas un objet, je suis en relation, nous sommes en relation




Petite lecture au calme :

"L'intersubjectivité, le *O mitakuye oyasin* des Lakota, traduit aussi par "avec moi sont tous les miens" et simplifié par : " tout est relié". Une vision qui n'a rien d'intellectuelle, mais qui est vécue au quotidien.

"A la différence de l'interdépendance, qui se limite à une logique de cause à effet entre "moi" en tant que sujet, et le monde, l'autre, qui devient objet (et donc à une dépendance d'un sujet (moi) à un objet (l'autre, la nature), la vision intersubjective contient la conscience de l'expérience de l'autre. Et elle sait que tout ce que le sujet "je" fait et dit, a un effet sur un autre sujet. Autrement dit, tout est sujet plutôt qu'objet. L'autre, qu'il soit humain ou pas, n'est pas une chose inerte. Une perception traduite dans la langue des Kagaba par l'absence de "je", ou encore dans la langue des Tojolabal du Mexique par l'absence, dans sa structure grammaticale, de complément d'objet : ce sont deux sujets qui entourent le verbe, expliquait le théologien, philosophe et linguiste Carlos Lenkersdorf, qui vécut de nombreuses années à leurs côtés. Ainsi, pour dire : "Je t'ai dit", le tojolabal dirait : "J'ai dit, tu as écouté." Une structure qui traduit un rapport au monde où chacun est sujet, jamais subordonné, et toute relation, intersubjective. "Dans la société intersubjective, décrit le linguiste au sujet des Tojolabal, du fait que les autres sont aussi sujets, c'est-à-dire nos frères qui ont un coeur comme nous, il n'est pas possible de les convertir en objets qui font obstacle à notre liberté et qui s'opposent à elle. La liberté ne s'obtient pas en opposition à eux mais en collaboration avec eux. La communauté ne fait pour eux nullement obstacle à la vie en liberté, mais au contraire, c'est la vie en communauté qui octroie la liberté à ceux qui sont bien unis." A noter qu'en tojolabal (comme en kagaba), il n'existe pas de mot pour dire "ennemi", et que pour dire : "Je pense", ils disent : "Mon coeur dit.""

In Frederika Van Ingen, Ce que les peuples racines ont à nous dire.