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vendredi 25 février 2022


Tandis qu'il y a une narration médiatique

après une autre qui s'éteint,

Le réel c'est partout.


vendredi 18 février 2022

(Derrière est un au-delà)


Un conseil petit.

Vois ce qu'il se passe derrière les mots. 
Il n'y a pas que les mots. Pas que ce qui est affiché. Il y a les comportements. 
Écoute le bruit derrière les mots. 

Il y a les beaux discours. Des gens biens sur le papier. Qui cochent les critères des étiquettes que tu as appris à valider. Derrière il y a ce qu'il se passe à l'épreuve des faits. 
La réalité.

Sens les définitions faisandées, qui servent les postures et l'imposture. (Les gens aiment leurs drapeaux). Renifle l'expérience.
Les orties ça pique mais c'est un trésor. Les choses que tu connais, ce ne sont pas celles qu'on te sert sur un plateau, un savant mélange de beauté et de laideur. 
Et il y a aussi des mots qui soignent. Vois par toi-même. Derrière la cage, vole. Entre dans le monde.

(Derrière est un au-delà)
Les mots limite












 

lundi 31 janvier 2022

Petite prière qui se murmure le dimanche soir

(Petite prière qui se murmure le dimanche soir)
entre deux cuillères de tisane
trois cuillères de miel
quelques miettes d'éclair



*
Le goût du sucre a fondu et s'est mélangé à la nuit
Il semble que le café ce matin en exhume les derniers grenaillons
D'étoiles dans les dents


lundi 27 décembre 2021

Nous sommes un mystère

 




NOUS SOMMES UN MYSTÈRE -

Je remets ce texte que j'avais partagé il y a quelque temps. En ces périodes de réunions familales ou amicales, il y a des petits phares de sauvetage dans l'océan 🔥

🔴 Mais avant, petit aparté sur les corps. Sur nos corps. Les corps changent. Nos corps changent. Nous avons une relation intime avec notre corps. Notre corps est notre forme ici. Notre forme sacrée. Personne n'est légitime à vous commenter votre corps, à l'objectiver, comme s'il était quelque chose de mesurable par rapport à un critère. La beauté n'a rien à voir avec ce genre de projection. Elle se goûte dans un autre espace. Vivons la beauté différemment, partageons-la différemment. Nous sommes un mystère 🔴

✨Voici cette retransmission ✨
Y songer, la relire, le plus souvent possible.
Et en particulier quand on n'a pas la ressource pour accueillir certaines paroles convenues de rapports convenus.
Une des choses les plus difficiles : voir le Vivant derrière le masque et le contacter dans ces rapports.

✨ « Quand je demande à ceux que je rencontre de me parler d'eux-mêmes, je suis souvent attristée par la pauvreté de ma moisson.
On me répond : je suis médecin, je suis comptable...
J'ajoute doucement : vous me comprenez mal. 
Je ne veux pas savoir quel rôle vous est confié cette saison au théâtre, mais qui vous êtes, ce qui vous habite, vous réjouit, vous saisit ? 
Beaucoup persistent à ne pas me comprendre, habitués qu'ils sont à ne pas attribuer d'importance à la vie qui bouge doucement en eux. 
On me dit : je suis médecin ou comptable mais rarement : 
ce matin, quand j'allais pour écarter le rideau, je n'ai plus reconnu ma main...
ou encore : je suis redescendu tout à l'heure reprendre dans la poubelle les vieilles pantoufles que j'y avais jetées la veille ; je crois que je les aime encore... ou je ne sais quoi de saugrenu, d'insensé, de vrai, de chaud comme un pain chaud que les enfants rapportent en courant du boulanger. 
Qui sait encore que la vie est une petite musique presque imperceptible qui va casser, se lasser, cesser si on ne se penche pas vers elle ?
Les choses que nos contemporains semblent juger importantes déterminent l'exact périmètre de l'insignifiance : les actualités, les prix, les cours de la Bourse, les modes, le bruit de la fureur, les vanités individuelles. 
Je ne veux savoir des êtres que je rencontre ni l'âge, ni le métier, ni la situation familiale ; j'ose prétendre que tout cela m'est clair à la seule manière dont ils ont ôté leur manteau. 
Ce que je veux savoir, c'est de quelle façon ils ont survécu au désespoir d'être séparé de l'Un par leur naissance, de quelle façon ils comblent le vide entre les grands rendez-vous de l'enfance, de la vieillesse et de la mort, et comment ils supportent de n'être pas tout sur cette terre. 
Je ne veux pas les entendre parler de cette part convenue de la réalité, toujours la même, le petit monde interlope et maffieux : ce qu'une époque fait miroiter du ciel dans la flaque graisseuse de ses conventions ! 
Je veux savoir ce qu'ils perçoivent de l'immensité qui bruit autour d'eux. 
Et j'ai souvent peur du refus féroce qui règne aujourd'hui, à sortir du périmètre assigné, à honorer l'immensité du monde créé...
Mais ce dont j'ai plus peur encore, c'est de ne pas assez aimer, de ne pas assez contaminer de ma passion de vivre ceux que je rencontre.»
(Christiane Singer, "Les sept nuits de la Reine") ✨

samedi 25 décembre 2021

 


LE JOYEUX NOËL DE L'AVENT-URE BIBLIOMANCIENNE ✨
C'est rigolo de recevoir ce que certains livres ont à nous souffler (quelques auteurx ont dû rire de là où ils sont).
Merci les créateurx, merci les œuvres qui ont leur propre caractère, et les objets livres également... Et merci à vous d'avoir suivi chaque jour l'ouverture d'une fenêtre en story.
Je vous souhaite un bon passage ✨
Camille

jeudi 3 juin 2021

Les petits pains chauds




Merci à toi pour cette retransmission ✨

Y songer, la relire, le plus souvent possible.
Et en particulier quand on n'a pas la ressource pour accueillir certaines paroles convenues de rapports convenus.
Une des choses les plus difficiles : voir le Vivant derrière le masque et le contacter dans ces rapports.

🔴 « Quand je demande à ceux que je rencontre de me parler d'eux-mêmes, je suis souvent attristée par la pauvreté de ma moisson.
On me répond : je suis médecin, je suis comptable...
J'ajoute doucement : vous me comprenez mal. 
Je ne veux pas savoir quel rôle vous est confié cette saison au théâtre, mais qui vous êtes, ce qui vous habite, vous réjouit, vous saisit ? 
Beaucoup persistent à ne pas me comprendre, habitués qu'ils sont à ne pas attribuer d'importance à la vie qui bouge doucement en eux. 
On me dit : je suis médecin ou comptable mais rarement : 
ce matin, quand j'allais pour écarter le rideau, je n'ai plus reconnu ma main...
ou encore : je suis redescendu tout à l'heure reprendre dans la poubelle les vieilles pantoufles que j'y avais jetées la veille ; je crois que je les aime encore... ou je ne sais quoi de saugrenu, d'insensé, de vrai, de chaud comme un pain chaud que les enfants rapportent en courant du boulanger. 
Qui sait encore que la vie est une petite musique presque imperceptible qui va casser, se lasser, cesser si on ne se penche pas vers elle ?
Les choses que nos contemporains semblent juger importantes déterminent l'exact périmètre de l'insignifiance : les actualités, les prix, les cours de la Bourse, les modes, le bruit de la fureur, les vanités individuelles. 
Je ne veux savoir des êtres que je rencontre ni l'âge, ni le métier, ni la situation familiale ; j'ose prétendre que tout cela m'est clair à la seule manière dont ils ont ôté leur manteau. 
Ce que je veux savoir, c'est de quelle façon ils ont survécu au désespoir d'être séparé de l'Un par leur naissance, de quelle façon ils comblent le vide entre les grands rendez-vous de l'enfance, de la vieillesse et de la mort, et comment ils supportent de n'être pas tout sur cette terre. 
Je ne veux pas les entendre parler de cette part convenue de la réalité, toujours la même, le petit monde interlope et maffieux : ce qu'une époque fait miroiter du ciel dans la flaque graisseuse de ses conventions ! 
Je veux savoir ce qu'ils perçoivent de l'immensité qui bruit autour d'eux. 
Et j'ai souvent peur du refus féroce qui règne aujourd'hui, à sortir du périmètre assigné, à honorer l'immensité du monde créé...
Mais ce dont j'ai plus peur encore, c'est de ne pas assez aimer, de ne pas assez contaminer de ma passion de vivre ceux que je rencontre.»
(Christiane Singer, "Les sept nuits de la Reine") 🔴


vendredi 23 octobre 2020


 J'ai retrouvé un vieux dessin - Automne 2020









jeudi 15 octobre 2020



Hey ! Merci pour le barrage. On est content de bloquer l'eau, couvrir les feux, couper les ponts, conditionner l'air et quadriller la terre. Spéciale dédicace aux colo$$es aux pieds d'argile néonicotinoïdés qui ratissent large les êtres dans leur chute. Love.

mercredi 14 octobre 2020


 


Il y avait des lumières qu'on ne peut pas attraper.



Tout est toujours en cours, avec de nouvelles choses en cours.



Elle arrive toujours à le faire, du haut de ses presque huit ans.


lundi 3 août 2020

Vous êtes rare et ça n'a rien de marchand. Rien de précieux non plus. Ça voudrait dire le dedans-là et le vois comme tu n'as pas besoin de t'accrocher.


jeudi 11 juin 2020

(Vue de l'esprit)





Les grandes tiges de chicorées échappées belles d'1m60 vont bientôt se parer de leurs attrayantes fleurs bleu azur.
Elles sont choisies pour le gîte et le couvert des colonies de pucerons, qui boudent le jeune prunier greffé juste à côté.
Une larve de coccinelle qui se régale à son tour se trouve aussi dans ce plan trouble... Combien de temps va-t-il durer avant l'intervention des fourmis ? Il y a temporairement de la place pour tout le monde.


dimanche 22 mars 2020

Mars - avril 2020


Nous avions fui Paris il y a quelques années, nous le pouvions. Comme une question de vie ou de mort, mais de mort lente, mine de rien. La vie, c'était pas gagné, puis on s'apprivoise. Pertuis, ça veut dire trou, et c'est ce que nous faisons.

Atterrir.

Nous sommes dans la catégorie privilégiés. Enfants de profs. Quelques boulots dans l'associatif puis tout arrêter. Absence de sens, inemployabilité, inadéquate. Lui persévère dans la fonction publique. Un emprunt pour la maison "grâce" à un héritage des grands-parents paternels à 30 ans car mon père est resté accroché dans un arbre quand j'allais avoir 9 ans, lui 38, quelques semaines avant la chute du Mur.

Cet enfant garçon, cette enfant fille, miracles venus nous adopter. Et ce lieu.

Atterrir.

Je jardine (plus que jamais maintenant), fais les travaux, tout ce que je peux faire moi-même pour vivre. C'est pas ça à la base ?

Encore des velléités pour faire communauté, coups de main / Distance, observation. Toujours en cours.

Une chose, puis l'autre. Apprendre tous les jours.

Ça c'est pour l'extérieur, mais à l'intérieur je vous dis pas. Immense voyage.














Terre-paille pour colmater chez les poules.










Elles font le mur.
Dans certains endroits, elles font même des ponts : .


Dans la serre, ils gigotent.




Branches coupées refuge.




Edit :

Donc nous sommes le 26 mars 2020, J 11 du confinement.


J 11, 26 mars 2020.


J 11, 26 mars 2020.


J 11, Changement de flotte des poissons.


J 11, Changement de flotte des poissons.


J 11, Hydrocarbures sur l'Étang de Berre ?
Non. Pollen sur mare à Pertuis (confinement oblige).


J 11, Hydrocarbures sur l'Étang de Berre ?
Non. Pollen sur mare à Pertuis (confinement oblige).


J11, Coro-Nille !


J 11, Pas de masques, pas de lits d'hôpitaux, mais des drones.

dis-manche


dis-manche


dis-manche


dis-manche


dis-manche


dis-manche


dis-manche





Album entier : https://www.facebook.com/media/set/?set=a.10158127193060699&type=3