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vendredi 8 mars 2019

La maison des souris et des rats


La maison des souris et des rats

Avec Lamy, papa, et tatie Jeanne derrière l'objectif.






Le feu animant derrière l'entreprise de la maison des souris et des rats avec des cartouches de chasse abandonnées est toujours là, bien vif. 
C'était tellement beau.
Alors que tout a bougé, ça, ça n'a pas bougé.
Et je reprends mes mains.







mercredi 6 juillet 2016

A l'intérieur




"La cabane se réchauffe doucement et je reste près du feu. Les chats ont tout compris. Penser à vérifier, à mon retour en France, si une "psychanalyse de la cabane" n'a pas été publiée, parce que ce soir, je me sens aussi bien qu'un fœtus.


D'abord il y eut la matrice organique où s'élabora la vie. Dans les marais, les houilles et les tourbières, les bactéries macéraient. De la soupe primitive allaient jaillir les formes plus complexes du vivant. Puis la Terre délégua le soin de maintenir la chaleur. Les utérus, les poches marsupiales, les œufs firent office de couveuse. Les habitats primitifs remplirent à leur tour le rôle d'incubateur. Les hommes se tinrent dans les cavernes, au sein même de la Terre. Ensuite, igloos et yourtes rondes, cabanes de bois et tentes de laine répondirent à l'impératif. Dans la forêt sibérienne, l'ermite dépense une immense énergie à chauffer son abri. Le corps y trouvera toujours sécurité et bien-être. Dès lors, l'homme des solitudes est prêt à courir les bois, à grimper les montagnes dans le froid et les privations. Il sait qu'un havre l'attend. La cabane remplit la fonction maternelle. Le danger est de se trouver trop bien dans sa tanière et d'y végéter en état de semi-hibernation. Ce penchant menace bien des Sibériens qui ne parviennent plus à quitter l'atmosphère de leur cabane. Ils régressent à l'état d'embryon et remplacent le liquide amniotique par la vodka." 

Sylvain Tesson, Dans les forêts de Sibérie, fevrier-juillet 2010

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Plongée sublime dans un intérieur ancestral : Descendre dans la grotte Chauvet de Sur les Docks

lundi 9 mai 2016

A la manière des trois petits cochons


La super cabane se cherche, se construit, se déconstruit sans arrêt, tout à la fois qu'elle est permanence et nécessité.

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Il y a deux ans, il y a eu la découverte du PEROU, le Pôle d'exploration des ressources urbaines, et du film "Considérant", l'histoire d'une construction au(x) coeur(s) d'une zone que personne ne veut défendre, puis d'une destruction froide à coup de machines qui craquent si facilement les baraques de bois et de clous ; à coup de litanie administrative : article "Construire plutôt que détruire".





Une litanie administrative que j'ai trop bien connue et qui m'a amené à considérer qu'il faut réinventer les formes de FAIRE face à la puissance publique aveugle. J'ai vu que lutter sur son terrain, code en main, c'est déjà perdre. Il faut lui filer entre les doigts, aller sur un terrain qu'elle ne connaît pas. Le coeur, les mains pour construire, pour se tenir ensemble, les jambes pour courir, par exemple (tiens, une émission s'interrogeant sur des nouvelles formes d'engagement). Peu importe sa destruction chaque fois répétée.

Le PEROU continue à FAIRE dans la "Jungle" de Calais. Ecouter ces expériences qui se construisent et se renouvellent sans cesse, en-dehors de catégories que l'on voudrait figées, cette nécessité qui vit malgré la destruction : émission Les Nouvelles Vagues (France Culture) du 25.04.16.

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Trois ans après la destruction du bidonville de Ris-Orangis, le château commun de Nuit Debout et ses occupants au coeur de la commune sont vidés avec la violence non seulement destructive mais ostentatoirement répressive. Article de Louise Noir dans Lundi matin, extrait :

"(...) La préfecture justifie cette brutalité policière par la présence de « constructions en dur » illégales, hors je ne considère pas qu’un édifice pouvant être détruit par la force des bras est une « construction en dur », je considère par contre le château fort comme la métaphore d’une nécessité défensive, collective et déterminée pour survivre.



Déployant un blocus, empêchant l’apport de matériaux, cautionnant le vol de nos outils, tabassant les occupants, la préfecture exprime bien plus justement son envie de nous détruire que dans ses communiqués. Dans cette même nuit du 28 au 29, dans cette époque où le ministère de la culture explique que l’art peut servir à canaliser les colères de banlieue ou même à être un « facteur de citoyenneté », les policiers ont mis à la poubelle une demi-douzaine de toiles peintes par des étudiants, ont démontré que l’État méprise définitivement les artistes.


La nasse de la république menace la place du château d’eau, du château fort, du château commun. Si nous perdons, il est vrai, beaucoup de batailles dans la rue, nous tenons bon et agissons à la manière des trois petits cochons. Notre manière d’aborder la guerre en cours, c’est de courir vite, de reconstruire, de se protéger, d’inventer, de peindre, de recommencer."

+ Communiqué (image Lundi matin) :





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Une nouvelle ZAD a vu le jour à Montpellier pour soutenir les Enfants de la Colline et faire échec à un projet immobilier dans le quartier de la Colline de Las Rébès : article Reporterre, présentation par Nuit Debout Montpellier.







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Vivre, survivre, inventer, construire sur les décombres d'un monde qui se meurt "mais qui tarde à mourir".


mercredi 3 juin 2015



Je découvre humblement des tas de choses importantes en ce moment.

Alors je me fais toute petite.

Je reviendrai sûrement pour parler de super cabane.

dimanche 13 avril 2014

Les cabanes de pierres sèches


Balade dans l'Enclos des bories, dans la Forêt des Cèdres de Bonnieux (Luberon).


Des ouvrages en pierres sèches qui ont permis d'épierrer le sol calcaire de cette région et de le cultiver.


Certaines bories dateraient du néolithique. Des cabanes qui ont traversé les âges. Elles ont aussi été le refuge des Vaudois du Luberon persécutés au Moyen-Age.


Le rucher


Parc à animaux


Dans ce village, coexistent trois systèmes de récupération des eaux différents (dont un impressionnant, avec toute une partie du village dallée sur laquelle ruisselaient les eaux jusqu'à un aiguier, un bassin creusé dans le sol) .


Aire de battage


La chance d'être seuls dans ce lieu "chargé"


(La cahute de l'entrée)
Une dame fabrique ces oeuvres végétales et garde le site.


Une fabrication de Dame Nature

vendredi 14 février 2014

De bric et de broc


In extremis, j'ai bazardé mon colis à La Sauce Singulière. Il faut dire que j'en avais ras-le-bol des multiples facettes de cette précieuse-là et de l'importance de ses détails sans importance. J'aurais voulu quelque chose de plus abouti, de plus ornemental, mais il fallait faire et je ne sais faire que ça : du bric et du broc.











lundi 3 février 2014

Rendez-moi mes poux


Connaissez-vous ce bouquin ? Si vous êtes de ma génération, il y a des chances... les années 80 sont aussi les années Pef (Le Prince de Motordu !).

Avant de recauser solutions capillaires, ou rendez-moi mes cheveux - sujet existentiel, une digression rigolote avec ce récit qui m'a beaucoup accompagnée. Un enfant esseulé retrouve la joie de vivre grâce à de nouveaux petits amis qui construisent des super cabanes dans sa tête !





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Rendez-VOUS : oyez, ne vous grattez plus la tête, il vous reste quelques jours, jusqu'au 15 février, pour participer à la manifestation des "Cabanes précieuses". Je vous montrerai bientôt ma réalisation, commencée aujourd'hui, si je parviens à l'achever.

jeudi 30 janvier 2014

La madre


Beaucoup Clothogancho, tantôt Emma, essentiellement Mamita, la dame multiARTtâche et hyperCREAproductive* qu'on voit commenter ces pages depuis mon récent coming out, c'est ma maman.

Je ne sais pas si on vient toujours de quelque part mais on ne vient jamais de nulle part. (Jean-Claude Van Damme sors de ce corps)

(...et si je vous parlais de la mère de cette mère-là... notre côté "Palais du Facteur Cheval"** ne date pas d'hier...)




*Un tour sur son blog, vous aurez compris.

**THE super cabane.

mercredi 18 septembre 2013

Le goût des autres


N'ai-je jamais rien fait d'autre qu'arriver ?

On est seul sur le chemin. N'attendez pas que les autres vous portent.
Par contre, comment apprend-on à établir des ponts vers les autres ? Comment apprend-on à s'ouvrir et à poser un regard curieux sur ses congénères et le monde extérieur ? Comment apprend-on à faire circuler l'émotion de soi aux autres et des autres à soi ? A être généreux en signes d'amour ? A offrir de soi ?
D'ailleurs cela se transmet-il ?
C'est une infirme qui s'interroge, qui rêvait déjà petite de construire une super cabane histoire de bien s'abriter du reste du monde, fascinée par l'histoire de Robinson Crusoe.

La super cabane, c'est la cabane mythique de mon enfance, celle que j'ai toujours rêvé de construire, celle que je n'ai jamais finalement construite. Pourtant, aujourd'hui du haut de mes 33 ans (purée, l'âge du Christ comme dirait l'autre), elle est toujours là dans ma tête cette super cabane qui me réconforte et me permet de vaquer. Je ne sais pas si un jour je la construirais, je ne crois pas, même pour mes enfants. On verra bien ce qu'ils feront eux. Mais j'aimerais tellement qu'ils sachent aller à la rencontre de l'autre car je me rends compte ô combien c'est essentiel (non, les autres ne sont pas forcément des agresseurs potentiels, on peut partager des choses avec eux !). Et j'aimerais qu'ils portent un regard apaisé et curieux sur ce monde... et... et... Ils feront ce qu'ils peuvent comme toute le monde, avec le bagage qu'on leur transmet inévitablement.

Je voudrais juste dire dans ce post complètement décousu, j'en ai bien conscience, que ce blog me permet entre autres de m'interroger sur le dialogue qui existe entre l'adulte que je suis et l'enfant que j'ai été, et quel grain de sel ce dernier vient mettre dans ma vie aujourd'hui. Cela me pousse à exhumer les choses qui me faisaient vibrer enfant et voir comment certaines peuvent de la même manière trouver écho en moi aujourd'hui, une sorte d'oeuvre de réenchantement à ma manière (peut-être que ce blog est une super cabane finalement).

Et vous, si le coeur vous en dit : 
Quel enfant étiez-vous ?
Quels échos de votre enfance raisonnent en vous aujourd'hui ? Que vous apportent-ils ?
Quelle est pour vous la meilleure façon de communiquer une émotion ? Quel regard portez-vous sur ce partage ? Dans l'univers professionnel, on nous apprend à ne pas laisser paraître d'émotion, considérée comme une faille (moi je sais parfaitement faire le robot), à l'école, dans la vie en général, pour réussir, il faut apprendre à se blinder. Qu'en pensez-vous ? J'arrête là parce que je m'égare et vas-y que je t'embrouille.

lundi 22 juillet 2013

Ernest et Célestine


Pour revenir aux rêves de cabane qui ont peuplé ma caboche de gamine, voici un abris pour pic-nique sous la pluie qui me semblait être le meilleur endroit au monde pour être heureux.



Et comme j'ai un peu grandi avec Ernest et Célestine, on se demande d'où peut venir mon appétence pour la récup' et les petits bouts de chiffons :




Ce qu'ils font dans ces deux histoires est magique - ils transforment leur quotidien.

jeudi 30 août 2012

Le terrier de Cricri-Lapin

Ça faisait longtemps que je n'avais pas fouillé mes vieux livres d'enfant pour retrouver mes premiers rêves de cabanes.



Dans ce cas, il s'agit d'un terrier (j'ai une vision extensive de la cabane). Un bon petit refuge dans lequel je me serais bien blotti tellement il paraissait chaleureux. Ses tunnels, ses petites portes rondes... à l'abri du monde plein de dangers et de cruauté (les renards, la mort d'une petite souris)... je m'y voyais. L'histoire est en plus très drôle.





La petite soeur de Cricri-Lapin, Ulf Nilsson et Eva Eriksson, Centurion Jeunesse, 1984.

Et pour prolonger le rêve de cabane, dans la réalité même, il faut absolument voir cette vidéo. C'est fabuleux, le paradis existe et Robinson aussi.

vendredi 27 juillet 2012

Notre "cabane du désert"


C'est mon homme qui m'a dit ça lorsqu'il est rentré et a découvert notre installation dans le jardin. Avec woody wood, on s'est fabriqué une cabane éphémère, en attendant de construire l'ultime super cabane qui dure longtemps (un jour... je ne désespère pas d'avoir le temps). De la corde, des tissus, des couvertures (ce n'est pas ce qui manque dans mes malles) et on a notre bonheur. Notre campement est installé, parés pour jouer !