Affichage des articles dont le libellé est mise en beauté. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est mise en beauté. Afficher tous les articles

mercredi 14 mai 2014

Ma petite cuisine (suite) et nouvelles aventures capillaires


Dans l'épisode précédent, il était question de simplissimes soins du visage et des dents. Aujourd'hui :

△ Pour le corps △

S'agissant du nettoyage, je me douche le soir, quand les mômes sont couchés, comme ça je peux prendre mon temps, me relaxer et dormir un peu plus le matin !
J'aime le pain de savon. Après avoir longtemps pratiqué le fameux pain d'Alep, j'ai eu envie de bonnes odeurs pour une meilleure détente. J'ai usé pas mal de savons miel-propolis pour leur parfum qui emplissait ma salle de bains ! Et depuis quelques temps, c'est un savon ayurvédique qui a ma préférence olfactive. Il s'agit du Medimix aux 18 plantes.
Mais je ne me savonne pas systématiquement (eh oui, je fais partie de ces crados qui pensent qu'on se savonne trop, cherchant à toujours mieux s'accrocher à une idée de la propreté).

Vient ensuite l'hydratation : même principe que pour le visage : je ne me sèche pas totalement et je me passe un peu de coconut oil que j'émulsionne avec les gouttes d'eau présentes sur la peau. Simplissime toujours.

En guise de déodorant, je me suis fabriqué celui d'Antigone composé :
- d'huile de coco (cette bonne à tout faire !),
- de bicarbonate de soude (on va en reparler de celui-là !),
- d'arrow-root
- et d'un choix d'huiles essentielles (j'ai mis de la sauge sclarée et du tea tree je crois).
Archi facile à fabriquer et ça marche (étant précisé qu'une transpiration excessive ne trouve pas sa cause dans le déodorant qu'on utilise).
Pendant des années, j'ai utilisé la pierre d'alun qui est efficace mais c'était un chouia agressif pour ma peau et me provoquait un léger inconfort. Je n'ai plus ce problème.

△ Pour les cheveux △
(attention, roman-fleuve qui commence ici)

Alors là c'est du lourd de chez lourd les amis, on attaque un problème compliqué. La dernière fois, je vous ai fait tout un topo sur mon "savoir-faire" patati patata... et patatras. En fait, j'ai revu bien des choses grâce au fameux article d'Ophélie (Antigone XXI) sur la question, lorsqu'elle a avoué à la terre entière qu'elle ne se lavait plus les cheveux (je vous laisse le découvrir si vous ne l'avez pas déjà fait).

Je vais commencer par le commencement, et également un aveu. Lecteur sensible s'abstenir. J'ai une affection du cuir chevelu : un problème de dermite séborrhéique ? / eczéma séborrhéique ? / psoriasis ?... appelle ça comme tu veux, on s'en tape, je n'ai jamais eu de réel diagnostic. En gros, j'ai le cuir chevelu qui part en squames, des plaques rouges et des croûtes qui me démangent de façon extrême et me pourrissent la vie depuis l'âge de 15 ans (3615 cestmavie). Plus de la moitié de ma vie empoisonnée par ce machin, rendez-vous compte !!!

・Comme toutes les brebis galeuses de ma condition, je suis passée par la case dermato qui n'a rien donné, voire a empiré la situation (shampoings et traitements qui achèvent bien de te détruire le crâne). Et puis, comme pour les allergies et les affections de la peau : réflexe corticoïde. Hé les gars, faites un effort (ça existe un bon dermato ??). Puis quand on ne sait pas régler ce genre de maladie chronique avec laquelle tu peux vivre (certes mais dans quelles conditions), on s'en fout et on met ça sur le compte du stress, c'est commode (même si l'anxiété affaiblit bien entendu les défenses immunitaires). Alors qu'il y en a de plus en plus de ces maladies (tiens c'est bizarre, on vit pourtant dans un monde de progrès et de propreté !). Du coup, les gens en ont marre et essaient de trouver par eux-mêmes de vraies solutions. Alors bienvenue dans mon café du commerce, vous allez assister à la mise à mort du shampoing, incontournable vénéré, idole de progrès et de propreté. Amis iconoclastes, rejoignez-moi, votre équilibre séborrhéique est menacé ! (non, reviens, je ne voulais pas te faire peur...)

・J'ai également repensé la base : mon alimentation (youhou France Guillain !!). Ça m'a aidé en bien des choses, mais là encore ça n'a pas réglé la question.

・Je suis passée au naturel (rhassoul and co, voir mon article précédent). Des améliorations... de toute façon, tout shampoing un peu classique, même de pharmacie, même bio, même le plus doux possible me détruit littéralement le crâne. Une alternative complètement naturelle est donc nécessaire et bien mieux... mais rien de révolutionnaire.

・Bref, après bien des péripéties, aujourd'hui je ne peux pas encore me pavaner avec mon cuir chevelu sain, mais je m'en approche de façon significative. La solution résiderait (encore !) dans l'extrême simplicité. Pour trouver la bonne voie, il suffit parfois d'une petite intervention céleste, merci Ophélie*.

Oui, depuis quelques mois, j'applique la méthode du "vrai" no-poo. Le but de cette méthode, qui est très bien détaillée dans son article aux 6000 commentaires et qui renvoie même à une FAQ, est de retrouver l'équilibre séborrhéique naturel de sa tête, bien souvent très endommagé par l'usage frénétique du shampoing. Combien de personnes sont "obligées" de se shampouiner chaque jour pour empêcher que les cheveux regraissent ? C'est une aberration. Regardez les bébés, ils n'ont pas besoin de shampoing pour garder de beaux cheveux soyeux et propres. Quand ils se sont salis, il suffit juste de les rincer à l'eau (au contraire, les shampoings aggravent le phénomène normal des "croûtes de lait" du nourrisson). Certes on ne garde ni des cheveux de bébé ni une peau de bébé toute sa vie, mais une grande partie des dégâts est due au fait que l'on passe son temps à se récurer avec des produits détergents comme on nettoie sa salle de bain. Le cuir chevelu, comme la peau ont un film protecteur sécrété par le fonctionnement de glandes dont l'équilibre est menacé par tout ce qu'on vient mettre dessus. Bref, stop la leçon de morale.

Ma méthode diffère quelque peu de celle d'Ophélie puisque nous n'avons pas la même nature de cheveux. Avec mes cheveux bouclés exit le brossage quotidien par exemple, c'est hors de question, je passe suffisamment souvent pour une folle avec ma tignasse.


Je procède ainsi :



D'abord, je n'utilise plus du tout de shampoing. Pour moi c'était facile car, déjà pendant des années, je ne me suis lavée les cheveux qu'une fois pas semaine au rhassoul. Et j'ai déjà expliqué que, ma nature de cheveux bouclés aidant, ni mon crâne ni mes cheveux n'ont tendance à graisser.

Pour l'instant, je suis à un rythme d'un no-poo tous les 1 mois et demi environ. 
Alors j'ai testé et retesté le no-poo au bicarbonate de soude, même moulu ultra-fin au moulin à café. Ça ne me réussit pas du tout : ça m'agresse (sensations de picotements rien qu'à l'application même sans frotter) et me provoque des pellicules.

Pour le remplacer, je n'ai pas retenté le rhassoul, de peur que ça m'assèche encore et me provoque de nouveau des pellicules. Je n'ai pas testé le shikakaï, paraît-il plus doux. Mais je crois avoir trouvé mon bonheur dans l'utilisation du... miel (je vous avais dit qu'on parlerait cuisine). En effet, le miel est un bon assainissant, antiseptique et j'ai le bonheur de constater à chaque nouvelle utilisation, moi qui ne supporte rien sur mon crâne, même pas l'eau, moi l'irréductible des pellicules, eh bien que je n'en ai presque plus aucune au sortir de ce no-poo. Alors on ne se tartine pas de miel sur la tête hein. On dissout 2 cuillers à soupe dans un bol d'eau tiède et on masse son crâne avec ça, c'est tout. 
Je termine toujours le dernier rinçage avec un bol d'eau froide contenant 2 bonnes cuillers à soupe de vinaigre de cidre (de préférence non pasteurisé pour accroître son efficacité) et une goutte d'huile essentielle de géranium pour concurrencer un peu l'odeur désagréable du vinaigre (ça ne sent pas bon mais les cheveux en séchant ne sentent plus).
J'insiste là-dessus, c'est devenu une règle chez moi : dès que je mets de l'eau sur mon crâne je rince au vinaigre. Car en effet ça compense le PH de l'eau, qui est très calcaire dans mon coin, et ça permet de s'approcher, si j'ai bien compris, du PH des cheveux. Depuis que je fais ça, je n'ai plus de croûte car en fait la dermite séborrhéique est due à une levure (naturellement présente si je ne dis pas de bêtise) qui, chez moi devait prendre le dessus dans des conditions (milieu trop basique) qui n'aidaient pas mes défenses immunitaires déjà faibles sur ce point. En tout cas ça marche et ça révolutionne ma condition.
Et d'ailleurs, tant qu'on fait dans le glamour autant y aller jusqu'au bout, j'essaie le même principe sur mes pieds qui ont tendance à être gagnés par une mycose (désolée). J'ai du vinaigre de cidre dans une petite bouteille que je vaporise sur mes pieds au sortir de la douche. Je me dis qu'en acidifiant le milieu là encore cela aidera peut-être mes défenses immunitaires toujours faibles sur ce point à combattre cette grosse relou.

Donc voilà, 3000 digressions plus tard, un no-poo tous les 1 mois et demi (et plus quand ce sera possible - Ophélie en est à 4 mois ou plus d'espacement) au miel avec rinçage au vinaigre.

Entre les deux, je ne fais pas rien sinon j'aurais des dreads sur la tête. Je ne peux pas me brosser les cheveux tous les jours non plus comme le préconise Ophélie pour répartir le sébum because nature de cheveux. Mais cette nature m'aide aussi puisque, comme je le disais, ils ne graissent que très peu. Ce que je fais c'est que tous les jours je m'agite la crinière avec les doigts pour l'épousseter, lui redonner un peu de gonflant, parfois je l'asperge d'une brume d'hydrolat pour la coiffer un peu avec les doigts. 
Et environ une fois par semaine, parfois c'est un peu plus espacé (mes cheveux ne graissant pas vraiment, c'est quand ça commence à me démanger que le signal est là), je pratique ce qui est appelé un "water only" dans la pratique du no-poo, c'est à dire que je rince mes cheveux à l'eau hein. Rien que ça, ça suffit. Rien d'autre pour laver. Avec toujours le principe du rinçage au vinaigre si tu suis.

Alors j'ai oublié de dire un truc carrément important, qui vaut aussi bien avant de faire un no-poo qu'un water only, c'est que c'est à ce moment-là qu'intervient le fameux brossage de cheveux. J'utilise une brosse comme préconisée dans l'article d'Antigone (la mienne est à poils en plastique, ce qui compte c'est que ce ne soit pas une brosse à picots) et je me brosse la tignasse dans tous les sens, raie par raie, de la racine à la pointe, afin de tout bien répartir partout, la crasse et le sébum. Comme pour les chevaux, c'est ça qui fait le principal du nettoyage, avant même d'aller se nettoyer sous l'eau. Avec ma bonne tête de folle, mes cheveux sont ainsi prêts à être rincés et après je me les sèche à l'air libre autant que possible et je ne les brosse plus jusqu'au prochain rinçage. Il est très important de bien nettoyer sa brosse à chaque utilisation (puisque c'est elle qui nous nettoie) au bicarbonate de soude.

Voilà, je suis venue à cette méthode naturellement et même disons de façon avide puisque c'était une nécessité pour moi de trouver une solution à mon problème ou même tout simplement quelque chose que mon crâne supporte. Mais j'incite quiconque n'est pas rebuté et est motivé à essayer car être esclave du shampoing c'est une aberration.
Le seul inconvénient pour moi c'est que mes cheveux sont un peu plus secs (en même temps c'est ma nature de cheveux qui veut ça) car je ne peux plus faire de bain d'huile. Pour faire partir l'huile il faudrait que je nettoie au moins mes cheveux au savon d'Alep ce qui réactiverait mes démangeaisons et tutti quanti. Du coup je me mets de temps en temps un peu de coconut oil, encore elle, sur les longueurs, je ne peux plus me passer de sa texture magique.

***

Si vous avez avalé ce pavé, je vous félicite !
Et vive la liberté !

________________________
*Apparemment, le prénom shakespearien Ophélie serait un dérivé du terme grec ôpheleia qui signifie "aide", "secours" ou encore "remède" (avis des experts requis) !

mardi 6 mai 2014

Ma petite cuisine


J'aime bien les mixtures de sorcière.
Je n'aime pas claquer dans les produits de beauté. Acheter l'idée de la beauté ou l'idée de la jeunesse... autant se préparer son petit élixir si possible avec les odeurs que l'on aime.
Bon il ne faut pas que ce soit compliqué quand-même, je n'y passe pas beaucoup de temps.
En fait, je suis très terre à terre (et pas très poétique) : un produit que je mets sur moi doit être le plus simple possible, remplir telle fonction et donner tel résultat. S'il ne le fait pas ou le fait mal ou provoque d'autres problèmes, je ne le mets pas, tout simplement, et me remets en quête du produit simple qui va pouvoir assurer cette fonction. C'est comme ça qu'il m'est arrivé de trouver des solutions simples à des problèmes compliqués.
Ma petite cuisine va donc vous paraître austère mais ça peut donner des idées.
Les produits de base, on peut toujours les agrémenter d'autres agents naturels selon les vertus recherchées, les envies en odeurs du moment, etc. (en pianotant sur Aroma-Zone, ce ne sont pas les idées qui manquent). Pas si austère que ça en fin de compte.
Dans ma salle de bain, on trouve pas mal de produits de cuisine, vous allez voir...

△ Pour le visage △

▹ C'est encore en phase d'expérimentation pour le nettoyage du soir (le moment où on est le plus sale quoi) :

Après m'être pendant des années savonnée le visage chaque jour, je suis passée à l'eau micellaire car parait-il c'est plus adapté au PH de la peau, comparé au PH de l'eau (par chez moi, l'eau est en plus très calcaire).
Mais je veux désormais trouver une solution alternative car je n'aime jamais le principe d'utiliser un agent nettoyant qui ne se rince pas, aussi soit-disant "clean" peut-il être (pas parano moi... quoiqu'il en soit, les solutions dites "naturelles" se sont toujours révélées les mieux adaptées pour moi).

Je n'en suis pas encore au caveman regimen, mais voici ce que je teste actuellement :
Exit le coton qu'on jette, j'utilise un linge ou gant (le plus doux possible quand même, histoire d'éviter l'opération décapage réitérée chaque jour) que je trempe dans l'eau chaude (parce qu'elle dissout plus que l'eau froide) et puis je vaporise sur mon linge ainsi mouillé une légère pluie de vinaigre de cidre qui vient compenser le PH de mon eau calcaire (pas bête la guêpe).
Je me le passe délicatement, en essuyant visage et cou. Sur le moment, ça ne sent pas très bon (eh oui le vinaigre...), mais c'est vite compensé par ce que l'on se met ensuite.
A noter que c'est une méthode issue de mes propres raisonnements... donc pas du tout garantie quant à sa validité scientifique mais mes débuts d'expérimentation (environ trois semaines) me satisfont.
Je nettoie ensuite mon linge au savon de Marseille.

・Pour me démaquiller (sachant que je ne me maquille pas systématiquement), j'utilise avant cette phase de nettoyage le liniment oléo-calcaire de mes enfants ! (qui n'est autre, il me semble, qu'un mélange à proportions égales d'huile d'olive et d'eau de chaux). Bien pour les fesses des bébés, mais pas que. C'est très agréable et ça marche très très bien. Une petite noisette que l'on masse avec ses doigts sur le contour des yeux et les parties maquillées. Cela dissout les maquillages les mieux fixés, et il ne reste plus qu'à procéder au nettoyage comme décrit plus haut pour faire partir le tout.

・Après le nettoyage, il y a un principe que j'applique toujours, y compris pour le corps : je ne laisse jamais ma peau sécher complètement afin de ne pas l'assécher et de pouvoir faire pénétrer l'agent hydratant posé ensuite, qui n'est autre qu'un mélange d'huile et d'eau justement.
Sans me sécher le visage humidifié au linge donc, je me vaporise un hydrolat de mon choix (mon préféré étant pour le moment celui de géranium qui sent si bon pour qui aime les odeurs très "fleuries" - il y a des termes cons quand-même...). Et adieu l'odeur de vinaigre, si vous suivez toujours ! Puis tout de suite je masse mon visage avec de l'huile de coco qui vient se mélanger à l'hydrolat préalablement déposé.

Alors désolée mais je dois m'étendre un peu sur cette trouvaille. Et pour changer je vais raconter ma vie. Je ne fais pas partie des fans de l'odeur de la noix de coco mais l'huile de coco, pour ma peau en tous cas, est une merveille. Toutes les huiles et crèmes que j'ai testées ne parvenaient pas à suffisamment m'hydrater (et après mon deuxième enfant, allaitement et cie, j'ai eu la peau très, très desséchée...). Et là, plus besoin de me mettre en quête de la crème-miracle-très-chère. Plus besoin non plus de chercher la crème à fabriquer qui allait révolutionner ma vie. Non, simplement l'huile de coco. Sa texture est géniale. C'est une huile solide qui devient liquide quand on l'émulsionne avec ses doigts (à partir de 20 degrés je crois), c'est donc beaucoup plus agréable qu'une huile liquide. Elle pénètre très bien. Donc malgré la sensation très grasse à l'application, au bout de quelques instants, elle est complètement absorbée. Et on la dose selon ses besoins en hydratation. C'est pourquoi je pense qu'elle pourrait convenir à tous les types de peau. Si on a la peau à tendance grasse, on n'en met que très peu sur l'ensemble du visage. Moi, j'en mets beaucoup le soir et moins le matin. En quelques semaines, mon problème a été réglé, je n'ai presque plus la peau sèche (encore un petit peu au réveil sur le bas des joues).
Et je fais bien d'autres utilisations de l'huile de coco dont je vous parlerai.

Donc en résumé :
> Démaquillage avec ses doigts au liniment
> Nettoyage avec un linge doux à l'eau chaude et vinaigre de cidre
> Hydratation : hydrolat et huile de coco

▹ Le matin, je ne fais pas de nettoyage à proprement parler (hi hi). Je fais juste un coup de pshitt d'eau florale puis j'ajoute mon huile de coco à ma peau ainsi humidifiée. Rien de plus simple.

△ Pour les dents △

Important edit ! : l'argile est trop abrasive, je ne l'utilise plus, cela m'abimait l'émail et me provoquait de la sensibilité. J'utilise une poudre ayurvédique douce à base de plantes, juste pour nettoyer au quotidien, et de temps en temps, un petit coup d'argile verte, qui blanchit un peu plus que cette poudre, à appliquer tranquillement. Pour le reste de la toilette, c'est encore beaucoup plus simple : de l'eau, pas de savon, et de l'huile de coco ou autre huile qu'on a sous la main (olive par ex.), avec des gouttes d'huiles essentielle si on le souhaite ou un macérat de plantes. A chacun.e de trouver sa tambouille, mais pas besoin de grand'chose.

Je ne vais pas vous vendre du rêve : c'est l'argile verte illite que j'utilise, elle fait parfaitement l'affaire. Je l'utilise en poudre mélangée avec un peu d'eau dans le creux de ma main pour faire instantanément une pâte... dentifrice. Et ça marche très bien.
L'argile verte illite nettoie de façon mécanique, grâce à sa texture, mais aussi elle attire et emprisonne les impuretés.
Elle absorbe également les odeurs (et ne fait pas que les masquer). Evidemment, si on a de gros problèmes d'haleine, il faut sûrement aller chercher ailleurs que dans l'hygiène quotidienne buccale (dent(s) en mauvais état, problème de métabolisme interne...).
L'argile verte illite a encore le gros avantage d'être reminéralisante. Si on l'absorbe (par petites quantités, et de préférence de qualité Argiletz), c'en est que mieux pour la santé, contrairement aux agents additionnels que l'on peut trouver dans la plupart des dentifrices.
Une fois la période d'adaptation passée (quand on n'a pas l'habitude c'est peu ragoûtant), je vous promets que ça se passe bien. Aujourd'hui c'est le dentifrice "classique" que je ne supporte plus.
Et puis si je viens de croquer un oignon, je préfère absorber une goutte d'huile essentielle de menthe poivrée déposée sur le dos de ma main, ça concurrencera momentanément les doux effluves...

***

Pour la suite, on attendra le prochain épisode parce que là j'ai bien peur d'en avoir perdu deux ou trois en route...

jeudi 23 janvier 2014

Je me colore donc je suis et bien plus encore (part. 2)



La suite d'hier !

Les réalisations de beauté sont toujours plus ou moins éphémères (sauf pour les tatouages encore qu'il est possible de revenir sur un tatouage définitif). Éphémères et sans cesse changeantes, comme la réalité finalement. De toute façon, le maquillage, comme la coloration de cheveux, les coiffures, coupes de cheveux, le rasage, etc. sont des réalités matérielles. Et donc elles s'altèrent, se modifient, au cours du temps qui passe (le maquillage, est-ce vraiment un artifice ? il a sa propre réalité, il vit avec nous).
Il n'y a pas que la matière qui est mouvante, le geste l'est aussi. Même si on se maquille pareil tous les jours, on n'aura jamais exactement le même maquillage tous les jours, nos gestes se modifient, le support aussi se modifie.  A l'image bien sûr de la vie, tout est toujours mouvant, il n'y a rien de fixe.

Libre à nous donc d'explorer. Les différentes teintes, les différentes nuances, même dans le presque imperceptible, la petite chose que l'on peut changer (par rapport à nos habitudes irréfléchies du quotidien) et qui va compter pour soi. Explorer, ce n'est pas acheter. Car on a bien souvent déjà de quoi faire avec ce dont on dispose. Mélanger les teintes, les matières pour ce qui est du maquillage, les possibilités sont infinies.

Entre en scène ce dont je n'ai pas encore parlé, la création. Pour un temps donné, on se crée quelque chose pour soi. Un petit supplément d'âme.

Comme dans toute oeuvre de création, il y a dans la réalisation de beauté une dimension de jeu. C'est ludique d'explorer des choses nouvelles qu'on invente pour soi.

S'embellir à l'aide d'artifices, je disais que c'était un peu (ou beaucoup parfois) se transformer. C'est transformer son quotidien. La magie est présente. C'est de la poudre de perlimpinpin qui permet d'ajouter quelque chose à l'existant et de le modifier en mieux non ? ("ce sont les épices " disait Valérie Solvit).

Exploration, création, jeu, magie, ça ne vous rappelle pas quelqu'un ? S'agirait-il, comme dans toute réalisation créative qui ajoute de la vie à la vie, de réveiller cet enfant qui est en nous ? Se libérer des contraintes (celles qui sont mortifères), être plus proche de son soi profond...

mercredi 22 janvier 2014

Je me colore donc je suis et bien plus encore (part. 1)



Je voudrais poursuivre la réflexion que j'avais entamée là sur ce qui se cache derrière les rituels d'embellissement. 

Au préalable, je précise bien entendu que mes visions sont très ethnocentrées, rien d'Universel là-dedans et rien d'Ailleurs. Parce que c'est un point de vue à ma hauteur - qui n'est pas grande au-delà du bout de mont nez.

Maï (aujourd'hui blonde !) abordait la sublimation de soi à travers la coloration des cheveux. 

Valérie Solvit parlait, à propos du maquillage, de se préparer à rencontrer l'autre. 

Je crois en effet qu'il y a quelque chose du dépassement de soi dans ces actions de transformation. Modifier son apparence, ce n'est peut-être pas devenir quelqu'un d'autre (certains affirment au contraire que c'est se rejoindre, c'est retrouver ce qui fait son être, ce qui nous caractérise), mais il y a dans cette démarche la présence de l'autre. On se modifie en pensant à l'autre, ou du moins en pensant à sa propre image vue de l'extérieur. On se dépasse, on s'extériorise. C'est un comportement social. Un être enfermé seul dans un endroit pendant une longue période ne cherchera plus à rencontrer l'autre et n'aura plus recours à ces gestes d'embellissement.



Se joue peut-être quand-même aussi quelque chose de l'ordre de l'altérité à l'intérieur de soi. On est un peu autre quand on se transforme, et ce même si la transformation n'est pas spectaculaire. Il y a une dimension un peu magique ou de désinhibition, un peu comme avec l'alcool (sauf que celui-ci a un effet physique réel) : on ajoute un produit qui nous permet de nous sentir un peu autre et donc d'oser des choses que l'on ne ferait pas "en temps normal". Comme au carnaval aussi.

Mais cela reste soi face à soi, ou face au miroir. Au-delà du rapport à l'autre qui est déjà présent dans cette préparation, il y a le rapport à soi-même qui se joue. L'autre motive mes gestes mais l'idée, l'image que je me fais de moi aussi. Qu'est-ce que je veux donner à voir de moi ? J'ai envie qu'on m'aime, mais qu'on m'aime pour quoi ? Que vais-je choisir de mettre en avant ?

Se posent alors les grandes questions :

De la liberté dans ces gestes. A quel point est-on déterminé ? Il y a son propre vécu mais il y a aussi les influences extérieures, les codes, etc. (et là, les autres reviennent au galop).

De l'authenticité : cela met en cause son rapport à soi-même. S'accepte-t-on ? Comment se regarde-t-on ?

Je ne souhaite pas donner de dimension morale à ce propos. Et attention, pour reprendre (au hasard ;)) l'exemple de la blondeur, lorsqu'on est brune et qu'on se teint en blonde, ça ne veut pas dire qu'on ne s'accepte pas (ça peut même vouloir dire qu'on se sent tellement bien, "en accord avec soi-même", qu'on est prêt à explorer de nouvelles contrées ;)). 


Ce serait donc la démarche qui importe, et pas le geste (car derrière le même geste, se cachent différentes démarches et significations). Va-t-on agir pour se nier ou s'affirmer ? Cette alternative est bien sûr trop simpliste face aux multiples facettes de toute réalité.

En fait, derrière tout ça, c'est la question du sens que l'on donne soi-même à ces gestes qui compte me semble-t-il, et du regard que l'on va porter dessus. On a toutes et tous un vécu différent dans notre pratique des gestes de beauté. On a pu "se chercher", "se perdre" - expressions que l'on entend souvent. Me viennent alors quelques pensées lorsque l'on veut redonner du sens à tout ça, c'est à dire finalement, comme dit Maï (encore elle !), trouver beau de se faire beau, mettre de la beauté (et de la bienveillance) dans ces gestes. La suite demain !

jeudi 14 novembre 2013

Savoir-faire cheveux bouclés


J'avais envie de vous parler de la façon dont je m'occupe en ce moment de mes cheveux bouclés. Vous savez, ces cheveux bien relous qui ne sont ni raides ni frisés, que l'on met si longtemps à apprivoiser sous leur forme naturelle tellement l'offre classique de shampoings ne leur convient pas. Enfin, dans mon cas : je me retrouve avec des cheveux tout raplapla, brillants mais aucune tenue, ni raides ni bouclés, la cata (comme par exemple sur cette photo où j'ai en plus l'air de dévorer la vie à pleines dents...).

Je voulais a priori préciser qu'il y a autant de savoir-faires que de têtes chevelues puisqu'on est tous unique. C'est donc mon humble savoir-faire que je veux partager aujourd'hui, sachant que je n'ai pas de teinture ni de modification de l'état naturel de mon cheveu. Je ne vous parlerai pas ou peu de cosmétiques car les produits utilisés sont des produits de base. 

Je crois que j'ai trouvé une façon relativement simple d'entretenir mes cheveux (tout est dans le "relativement"...), qu'ils aiment suffisamment pour adopter une belle tenue naturelle.

Comme je le disais, j'ai dû me détourner de l'offre classique car elle ne me convenait pas en plus d'agresser mon cuir chevelu très sensible. Je me suis logiquement orientée vers des solutions naturelles, les moins agressives possibles. J'ai donc fini par tester le rhassoul - moins naturel c'est pas possible. J'ai tout de suite aimé sa douceur et son pouvoir sculptant. Mes boucles arrivaient enfin à s'exprimer ! Par contre, mes cheveux se desséchaient et finissaient par devenir rêches. Si j'ajoutait de l'huile sur mes pointes, le résultat n'était pas satisfaisant, même émulsionnée avec l'eau de mes cheveux humides au sortir de la douche.

C'est en testant dernièrement un complexe d'huiles pour un problème de cuir chevelu, dont je parlais ici, que je me suis rendue compte qu'il était nécessaire d'offrir des bains d'huile(s) (à rincer) à mes cheveux.

Je m'explique (et vous prie d'excuser par avance la longueur de cet article) : les cheveux bouclés sont par essence plus secs que les cheveux raides. Et il ne faut pas aller complètement contre cette nature, sous peine de perdre toute leur tenue. Je dirais que l'idée à retenir c'est que, pour mon type de cheveu, pour qu'il ait une belle tenue naturelle, il faut à la fois le nourrir pour qu'il ne se dessèche pas trop et que les écailles se resserrent afin de préserver un minimum de brillance et de douceur, et à la fois le matifier et quelque peu l'assécher pour préserver son rebondi naturel. C'est tout le paradoxe avec lequel il faut jouer. Le bain d'huile permet d'assurer cet effet nourrissant et le rhassoul vient assurer l'effet "texturant".

Mon rituel est donc le suivant :

Ma base lavante est le rhassoul (poudre qui demande juste d'être gorgée d'une dose d'eau une petite demi-heure avant application et qui forme une pâte visqueuse - oui - que l'on étale sur l'ensemble du crâne et des cheveux). Je le laisse poser quelques instants d'autant que je peux ajouter à ma mixture de sorcière les éléments de soins que je souhaite via quelques gouttes d'huiles essentielles, choisies en fonction de leurs vertus. 
Attention, l'utilisation d'huiles essentielles demande quelques précautions. Il est utile de se rendre sur le site bien connu d'Aroma-Zone où l'on peut trouver tous ces produits de base naturels avec beaucoup de conseils pour les utiliser.
On peut aussi mêler au rhassoul, une petite dose d'une autre poudre. En ce moment, j'y ajoute un petit saupoudrage de poudre ayurvédique de Neem dotée de vertus assainissantes et apaisantes, dont j'ai grand besoin.

Idéalement, je me laverais les cheveux une à deux fois par semaine maxi mais en ce moment je suis un traitement du cuir chevelu qui m'oblige à les laver presque un jour sur deux, c'est dire si ça me change ! Je détaillerai ce traitement s'il fonctionne. Avec une fréquence aussi importante, je ne procède au bain d'huiles qu'une fois sur deux. J'utilise cette huile - onéreuse - pour ses vertus curatives mais on peut s'amuser à tester les huiles végétales et trouver la plus adaptée. Encore une fois, je ne peux que conseiller la visite du site Aroma-Zone pour un aperçu de ce qui existe.
J'applique mon bain d'huiles sur l'ensemble des cheveux, des racines aux pointes, je me fais même un petit massage du cuir chevelu et je laisse poser 2 heures.

Après le soin à l'huile, il faut procéder à deux lavages et le rhassoul n'est pas suffisant pour la faire partir. Je fais donc un premier lavage avec un shampoing plus classique, le plus naturel, le plus doux et le moins asséchant. En ce moment, j'en utilise un pas mal mais très cher de la gamme John Masters Organics, celui au zinc et la sauge. Je voulais le tester pour mon éternel problème de cuir chevelu, mais je ne suis pas complètement convaincue et j'essaierai moins cher la prochaine fois, d'autant que les principes actifs qui m'intéressent le plus sont ceux des huiles essentielles que j'ajoute à mon second lavage. Ce qui est sûr c'est qu'il est très peu asséchant, avec un effet gainant et démêlant. Pour les plus courageuses, on peut trouver des recettes de shampoing sur Aroma-Zone ou ailleurs sur le net à fabriquer soi-même.
Je procède donc à un second lavage (si je ne vous ai pas perdu en cours, accrochez-vous, c'est bientôt fini !) pour faire partir toute l'huile (ou presque, les quelques résidus qui peuvent parfois rester ne sont pas gênants et contribuent à l'effet modelant). J'utilise pour ce second lavage ma mixture rhassoul car je termine toujours par celui-ci (sauf quand je vais à la piscine, c'est un peu compliqué les mixtures à la piscine...). Si je termine par un shampoing classique, même de grande qualité comme celui précité, mes cheveux sont tout raplapla. Un dernier rinçage avec une eau un peu plus fraîche c'est mieux.

Donc on récapitule :

- Bain d'huile(s) d'au moins 2 heures (ou même toute la nuit si ça ne vous dérange pas). Une fois sur deux si les lavages sont fréquents, et au moins une fois par semaine, l'idéal étant d'espacer au maximum les lavages.
- Lavage habituel au rhassoul + mixture de sorcière facultative. Lorsque bain d'huile il y a eu, précéder le lavage au rhassoul d'un premier lavage au shampoing plus classique.

Enfin (vous êtes sauvés !), je démêle mes cheveux humides à l'envers pour décoller les racines, et je ne le fais qu'à ce moment-là jusqu'au prochain lavage (les jours suivants je frotte doucement et de temps en temps la base de mes cheveux avec mes doigts pour décoller les racines). Je laisse de préférence sécher à l'aire libre mais quand c'est nécessaire j'utilise le sèche-cheveux à température moyenne en terminant par un coup de froid et en ne les séchant pas complètement. J'ai remarqué aussi que c'était mieux de faire ça le soir pour dormir sur une légère humidité qui structure les cheveux pour le lendemain.

Voilà, c'est fini, ouf ! Je voulais juste préciser enfin que ma coupe courte dégradée contribue au volume et bon ressort de mes cheveux (trouver la bonne coupe est important aussi !) car ayant le cheveu "lourd", plus longs ils se détendent très vite.

P.S. : N'hésitez pas à refiler des tuyaux les nanas aux cheveux bouclés, on est un peu dans le même bateau même s'il y a 36 000 "bouclages" différents !

P.P.S. : Fred, si tu passes par là (on peut toujours rêver non ?), dis-nous des trucs...

P.P.P.S. : Voir la vidéo de Marie aussi et tous les conseils en commentaires !


jeudi 19 septembre 2013

Ça ne se fait pas de parler de soi



(Attention EGO, je préviens - les enfants sont gardés, c'est la semaine de l'égocentrisme, ne me demandez pas pourquoi je peux être aussi prolixe en la matière)

J'ai vu le beau portrait de Christophe Robin réalisé par la géniale Mai qui aborde la sublimation par la coloration des cheveux. Il a, enfant, assisté à des séances de magie qui transformaient sa mère et ses copines et a voulu lui-même devenir magicien une fois adulte. 

Je me disais que dans ma vie j'ai très peu touché à mon corps. 
Jamais de coloration, jamais de tatouage, pas envie, ça ne m'attire pas. Le côté définitif du tatouage me repousse carrément, mais je n'ai même pas essayé quelque chose de temporaire. D'abord quel symbole je choisirais, où je le mettrais et pourquoi je l'écrirais sur mon corps ? Ce sont des questions que je formule aujourd'hui mais que je ne me posais même pas consciemment, ça ne m'attirait pas. 
J'ai eu les oreilles percées à 6 ans, un rite traditionnel si on peut dire. Elles ne le sont peut-être plus d'ailleurs depuis le temps que je n'ai pas porté de BO. J'ai juste ajouté un piercing en haut de l'oreille à l'adolescence pour dire 'chuis une rebelle'. 
Presque pas de maquillage, je n'arrive pas à prendre ce temps et je fais toujours un peu les mêmes choses sinon je me sens vite déguisée. Le vernis à ongles j'aime bien mais c'est exceptionnel, je ne prends pas de temps pour ça non plus.
Depuis quelques années je ne porte plus de parfum, l'odeur me gène quand elle me suit et qu'elle est trop présente même si je trouve qu'elle sent bon.
En fin de compte, les contraintes du corps sont plutôt réservées chez moi aux occasions de fêtes (qui, vous l'aurez compris, n'ont pas lieu tous les jours !).

Ça y est, j'ai fini de raconter ma vie, enfin presque.
Pourquoi j'agis ainsi ? Est-ce que j'ai besoin de respecter mon intégrité, de ne pas modifier ma nature profonde, mon corps est-il à ce point sacré ? C'est vrai, j'en parlais dans le précédent billet, j'ai plutôt besoin d'être dans ma bulle et pas touche. 
Est-ce que je voudrais effacer ma personnalité ? Je n'ai pas envie qu'on me remarque plus que ça, ça oui, qu'on puisse penser que 'je fais la belle' (oui, Mai, il y a du chemin avant qu'on arrive à se décomplexer et vivre une féminité libérée), qu'on puisse penser que je fais partie d'une caste. Mais ma personnalité c'est celle-là, ne pas ajouter des choses qui me semblent être des artifices. 
Tout ça me donne envie de m'intéresser à la démarche de ceux qui choisissent d'apparaître quotidiennement grimés, fardés, colorés ou dé-colorés... marqués parfois. Au-delà du maquillage-habit-armure sans lequel on ne peut sortir sous peine de se sentir nu et vulnérable, ou du maquillage-camouflage d'imperfections ou de la couleur-camouflage de cheveux blancs, Christophe Robin voit de plus en plus une volonté d'affirmer sa personnalité à travers sa transformation. Personnalité ? Pas identité donc. 
Alors, s'affirmer, voire même marquer une différence, se singulariser ? Ou faire comme celles/ceux qui sont considéré(e)s comme belles/beaux ou qui appartiennent à tel groupe identifié (Christophe Robin parle aussi des 'leaders d'opinion') ? (Ou faire comme notre mère ?)
Qu'est-ce que vous en pensez ? Est-ce que vous avez une attitude décomplexée : c'est un jeu, il faut faire la fête tous les jours et se grimer ? Est-ce que vos transformations tendent à la beauté ? (rôoolala mais c'est quoi la beauté ?) Est-ce que vos transformations sont un moyen d'exprimer quelque chose qui vous appartient ? quelque chose que vous voulez dire aux autres ?...

Coïncidence : je suis tombée en fouillant dans mes cartons (rapport à un déménagement d'il y a deux ans... hum) sur un numéro spécial du magazine Géo de 2005 sur les parures du monde. Y figure un extrait du livre "Le vêtement incarné, les métamorphoses du corps" de France Borel, édition Calmann-Lévy, 1992 : "(...) la constance reste la transformation des apparences. Même nos cultures occidentales contemporaines, derrière le culte de l'intégralité du corps, ne cessent de le changer en l'habillant de muscles, de bronzage ou de fards, en lui teignant la chevelure ou en lui arrachant les poils. Les gestes apparemment les plus innocents de l'entretien du corps cachent souvent une tendance persistante et déguisée à l'assujettir à des normes strictes qui le revêtent d'un voile de civilisation. Sous aucun tropique ne persiste la nudité intégrale offerte par la naissance. L'homme met son empreinte sur l'homme. Le corps n'est pas un produit de la nature, mais de la culture."

Edit du 18.12.13 : Il faut aller voir ce beauty portrait de Valérie Solvit par Timai ! Se maquiller, c'est se préparer à rencontrer l'autre. Ce sont les épices qu'on se met. Un regard qui donne envie !

mercredi 1 août 2012

Huile et compagnie


Une petite carte postale pour illustrer ma "routine" en matière d'assaisonnement des légumes. Un scoop de grande cuisine en somme !
A mes yeux, c'est plus important que de montrer des produits de beauté puisque... puisque ce sont mes produits de beauté.
En tout premier (et elle ne figure pas sur la photo - bien joué !) : l'huile d'olive. De préférence de première pression à froid mais cela devient très difficile à trouver, donc je me contente souvent de celle extraite à froid. D'ailleurs, l'huile d'olive je la mets dans tout, je n'utilise jamais de beurre, et je l'ajoute crue à mes plats. C'est ma base. Parfois, selon les plats, je varie avec l'huile de sésame, toujours de première pression à froid.
Souvent pour les crudités, je marie tout simplement huile d'olive, citron et quelques paillettes de levure maltée.
Enfin, pour la vinaigrette, c'est : huile d'olive (ou huile de sésame), vinaigre balsamique + de vin (ou de cidre) et sauce soja (Tamari).
C'est succulent et essentiel pour moi puisque je mange des crudités (ou légumes juste saisis au wok) à chaque repas toute l'année.


Je vous laisse pour une semaine avec un woody qui se régale (il a maintenant 16 mois, pfiou !). Nous recevons une amie et je ne pourrai pas concocter mes petits messages. A très vite !