mercredi 5 avril 2023


 

"Comment sortir de mon histoire personnelle ?" pose la carte "karmique".

On n'en sort pas et on en sort. C'est ce mouvement qui devient possible.
On s'apprivoise. On se transforme. On ne s'appartient pas mais on est lié. Cela devient une vraie relation avec, naissante, évoluante. La distance de laisse permet de jouer ♾️.

Ni indifférents. Ni complément sauvages, ni complètement étrangers, ni complètement libres. Il y a ce passif qui marque les bêtes.

Comme dans l'histoire du Petit Prince.

On rencontre et apprivoise. C'est une maîtrise qui naît, qui se fait, en forme de mouvement - avec - ce passif. On ne peut pas faire sans. Il n'y a pas de disparition. Il n'y a pas de vrai nouveau, celui-ci vient toujours de quelque part.
On s'apprivoise. La domination ici devient hors-champs. Dans cet espace de maîtrise, la domination est complètement dénuée de pouvoir. Vous ne pouvez pas contrôler ou vous êtes hors-jeu.

"Mieux" connaître cela. Il s'agit de ce mieux. (Par rapport à ce "comment" de la question de départ). De la magie agissante de ce mieux, parce qu'elle se déploie dans le temps. Qui crée l'espace, la distance vitale.

Cette "histoire personnelle" (ton/mon histoire) est-elle née en même temps que le Soleil ? comme la rose du Petit Prince ?
En tous cas, vient la notion de patience. Avec le fait d'apprivoiser.

Terminons avec Antoine, le renard, et cette grande peine qui a du mal à se laver, malgré tous les printemps : 
"L'essentiel est invisible pour les yeux", "on ne voit bien qu'avec le cœur", "C'est le temps que tu as perdu pour ta rose qui fait ta rose si importante."

Il y a l'at-tache-ment, cette marque, 
il y a ce mouvement possible ♾️
et il y a cette pleine responsabilité transformée qui s'ouvre au cœur. Qui ouvre le cœur.

#loracleenergiefractale #karmique #temps

lundi 3 avril 2023




Je ne veux plus me soumettre à la pression
Des impératifs 
De productivité
D'efficacité
De vivacité 
De floraison forcée
De renouvellement constant
Et d'enthousiasme contraint 
...
D'éternelle jeunesse
...
Qui entravent le flux spontané de la vie
Du cœur et ses élans, ses cycles

Il y a des choses du passif familial, grégaire... qui ont fané... se nettoient...

Indépendance, affirmation, redéfinitions, nouvelles donnes se font, même en courbant l'échine, même dans et avec la fatigue
Même dans l'à part

#loracledevosamours #fatigue #larepresentationestunclicheensoi #lamievreriepeutnousamenerloin #lesapparencessonttrompeuses
#lesymbolismeestcequenousenfaisons


 

mercredi 22 mars 2023

 


Un Roi d'Épées qui hésite :) 
Ah ouais, je l'aime bien ce Roi d'Épées. Il est censé faire la météo mais il se tient sur ses gardes, il observe. Est-ce que la pluie ne pourrait pas s'appeler finalement la luit ? ou la luisante ?

Le doute a aussi sa dimension bienfaitrice. 

Il y a des doutes de "je veux pas vraiment...", "je sais pas vraiment...", "je m'aime pas/ne me connais pas vraiment...", "je voudrais ne jamais avoir à choisir...", "cette vie qui me demande finalement toujours de m'engager, je ne l'aime pas vraiment... "

Qui vont vers des doutes de "je prends le temps-espace de discerner ce qui est bon pour moi". J'évalue. Je soumets à la question. Je ne suis pas obligée d'avoir confiance. Où je me situe entre la confiance et la défiance ? Où je me situe face aux choix ? Où je me situe Moi ? Est-ce que je me connais ? Est-ce que j'ai changé ? Est-ce que je me découvre ? Est-ce que cette chose qui n'était pas possible pour moi le devient ? Est-ce que je me permets de découvrir de nouvelles choses ou je connais déjà tout ? Est-ce que je peux être surprise ?
Est-ce que je peux inventer, imaginer une nouvelle réponse, qu'on ne m'a jamais dite ?
Et j'éclaircis progressivement le paysage.

J'exerce mon "esprit critique" comme on nous enseigne, tout en évitant au maximum que chacun le fasse. Mon pouvoir.

J'exerce ma radicalité, je remonte à la racine. J'ai l'espace-temps de comprendre, de faire mien, avant de reprendre la route.

Et je comprends qu'il y a des parts d'incertitude, de flou, que tout n'est pas sous assurance/garantie. Que tout n'est pas clair, distinct, tout n'est pas saisissable (ni remboursable). Qu'il y a des choses de l'ordre de l'imprégnation. De l'impression, ténue, progressive, avant l'engagement.
Tout n'est pas au jour. Tout n'est pas encore né. Et qu'il y a des choses qui mettent du temps à se produire ici, ou qui ne se produiront peut-être pas, malgré mes espoirs, mes craintes, et toutes mes anticipations possibles. Ou qui se produiront peut-être contre toute attente.

J'accepte. Je refuse. 
Je ne sais pas, parce que maintenant je ne sais pas. 
Et tout n'est pas à ma portée. Et j'imagine, invente et raconte, écris une histoire. Et je brode.

Et j'entre-ouvre.
Je crée des interstices, j'élargis la vie.

#kingofswords #tarotdeluz


samedi 18 mars 2023

Dans le noir du ciel


Saturne est entrée en Poissons. Probablement, de riches enseignements dans cette configuration jusqu'en 2026 :

Cartes tirées ce jour : 
lame assimilée à L'Hermite - 10 de Deniers du #tarocchinoalsoldato

Dans le Tarot, l'arcane de L'Hermite peut représenter l'archétype du Temps, Cronos, Saturne, du vieillard qui "détient" une sagesse. 
Dans ce Tarocchino de Bologne, vers 1750, cette lame est représentée par un vieillard ailé.
On pourrait rapprocher ce personnage du patriarche Hénoch, devenu archange Metatron.

(Il est intéressant d'ailleurs de noter que dans ce tarocchino quatre des lames majeures pouvant correspondre aux figures d'autorités institutionnelles, Papesse -Impératrice - Empereur - Pape, sont ici remplacées par ce qui m'a tout l'air d'être la Reine de Saba, déclinée sur quatre lames. Cela fait au moins deux particularités majeures dans ce jeu, avec des personnages de l'Ancien Testament, qui ont été développés dans des transmissions hérétiques au cours des siècles.) 
(La Reine de Saba pouvant être une représentante du paganisme, sorcière ou grande magicienne aux multiples bienfaits, qui a embrassé la sagesse de Salomon, formant l'un qui ne sépare personne, mais qui est retournée chez elle, ce qui est très différent d'une conversion au sens imposé par le canon (!) des autorités des religions abrahamiques.)

Revenons à Hénoch, qui aurait vécu 365 ans - tiens, si ce n'est pas une figure du Temps ! - de surcroît, père de Mathusalem ! :
 
"Dans le "Livre des Jubilés" :
"Hénoch était le premier homme parmi les hommes qui sont nés sur Terre qui apprit l'écriture et la connaissance et la sagesse et qui écrit dans un livre les signes du ciel selon l'ordre de leurs mois afin que les hommes connaissent les saisons des années selon l'ordre de séparation de leurs mois. Et il était le premier à écrire un témoignage et qui témoigna aux fils des hommes parmi les générations de la Terre, et fit le décompte des semaines des jubilés et leur fit savoir les jours des années et plaça en ordre les mois et décompta des sabbaths des années ainsi que nous [les] lui avons fait savoir".

(On peut penser au dieu Odin, dans la tradition nordique, on peut penser au dieu Thoth, dans la tradition égyptienne...)

"Dans le "pseudépigraphe 3 Hénoch", il est relaté comment Hénoch est enlevé au ciel et nommé gardien de tous les trésors célestes, chef des archanges, et le préposé immédiat auprès du « Trône divin », à qui sont révélés tous les secrets et les mystères. Dans cet ouvrage, il est identifié à Metatron, l'ange qui communique la Parole divine. Dans la littérature rabbinique, la kabbale et les ouvrages de mystique juive, il est celui qui a communiqué la révélation divine à Moïse."

(Sources Wikipédia)

Bref, le ciel astronomique et astrologique se rappelle sans cesse à nous. Des graines de la bourse sont semées sur la Terre comme les étoiles dans le noir du ciel. Les diverses correspondances symboliques de cette lecture du Cosmos, de l'Ordre, du rythme, et de l'écriture d'une trame, font des ponts de communication, nous permettant de tricoter nos histoires.

Beau week-end !



(C'est intéressant de noter que la transmission, la sagesse, l'écriture, sont reliées au Temps, et au marquage du temps, des rythmes (la civilisation), et également à l'Art au sens des mystères. Et on ne connaît pas l'origine du nom Metatron mais l'une des hypothèses est liée à la mesure, au fait de mesurer.)

 

mardi 28 février 2023

 



La Reine de Bâtons sait - a appris à - se poser, concentrer l'énergie, se rassembler, laisser venir l'inspiration. L'impulsion viendra quand elle viendra, celle-ci finit toujours par se pointer. Et sinon, elle peut bien aller se promener, Queen B n'est quand-même pas esclave de madame impulsion !


La Reine de Bâtons peut être attentive et très calme quand il le faut. Elle n'est pas que fusion, mais aussi infusion.
Elle observe cette panique qui s'agite pour exister et a bien ancré qu'elle ne prendrait pas part à ce mouvement.
Elle décide. C'est la reine de la souveraineté et de l'indépendance énergétique (!). Elle sait recharger les batteries.
L'agitation, elle la regarde imperturbable faire sa belle. Lorsque cette dernière est là, elle sait qu'Action est ailleurs.

Elle pourrait bien être chat, mais a décidé de venir ici concentrer sa magie ignée dans ses mains - son corps - son intention, sorte de trinité opérative.

Son inspiration rougeoyante peut paradoxalement nous apaiser, dans cette plongée neptunienne des Poissons.
La Reine des Bâtons sait bien distinguer entre Être et Faire, et nous soutient dans cette période où il nous est proposé de nous détacher du fait de conditionner notre propre valeur à ce que nous faisons - faisons - faisons, remplissons - remplissons - remplissons... 
Or, nous avons l'impression de remplir un puits sans fond ou de ramer pour rien, dans ce "passage à vide" - ou cette plongée dans les nuées abyssales des Poissons. 
En cette fin d'année astrologique, il est proposé d'économiser le faire, pour une période plus propice, peut-être bientôt en Bélier ; de lâcher la bride du contrôle, ce qu'on n'aime pas trop en général, et de se laisser inspirer, infuser, par la matière glissante, fluide, onirique, qui nous échappe, des Poissons (vos rêves en ce moment !). Avec la peur qui rôde de se laisser berner par l'illusion. Oui, on reviendra sur la Terre ferme, et oui, on pourra en "faire" quelque chose de tout ça, mais se laisser traverser c'est souvent une paire de manches inconfortable voire paniquante.
Et c'est ok de ne pas être disposé à explorer autre chose que le plancher des vaches :), ça va passer. 

#goldenartnouveautarot #reinedebatons #queenofwands



mardi 6 septembre 2022

La Maison Diev

 





Semaine du 05.09.2022

La Maison Dieu est beaucoup revenue ces derniers temps. Comme si elle voulait que je parle d'elle... redondance signifiante...

- ici : XVI. La Tour (dans les tarots de type Rider-Waite-Smith) - 8 de Coupes - IV. L'Empereur, du #johnbauertarot -

J'avais écrit une interprétation pour cette semaine (en mode, sois pragmatique et concrète pour les gens !) : 

Ça commençait par la notion de préoccupations matérielles pour joindre les deux bouts : 
Vivre en faisant ce qui nous habite - et - payer les factures - de notre habitat, de nos habits quotidiens... 
Concilier, équilibrer, inspiration fertile des cieux - et - vie terrienne concrète (feat. le Dieu Thor dans le John Bauer Tarot)... 
La Maison (le carré, le 4, la Terre) - et - Dieu, de La Maison Dieu...
Le pouvoir...
Faire sauter la couronne, le couvre-chef...

Vous le voyez le glissement conceptuel ? C'est quoi ce Dieu, ou plutôt "Diev", de la Maison Dieu ? 

Aujourd'hui, me sont venues deux réflexions (au revoir monde pragmatico-pragmatique). Et j'ai décidé d'y jeter un pont avec cette carte.
🟡La première provient d'une auteure occidentale, Nastassja Martin, pratiquant la recherche anthropologique, en l'occurrence au Kamtchatka chez les Even.
🟡La seconde est d'un auteur occidental également, Eckhart Tolle, pratiquant la recherche spirituelle, on va dire.

🟡"Daria s’adresse au feu, à la rivière. Mais elle raconte aussi à Nastia ses souvenirs de rituels exécutés par ses parents afin de faire changer une météo défavorable. Elle-même ne sait plus accomplir ces rituels ; par contre, elle cherche toujours à parler, à communiquer avec les éléments. Prendre Daria au sérieux, c’est essayer de comprendre pourquoi elle le fait, au nom de quelle vision du monde. C’est un monde où tout n’est pas vivant, au sens biologique du terme, mais où tout – humains, animaux, pierres, vent, feu, eau – est traversé par un « principe d’animation » que les Even nomment Ivki. Comme dans d’autres cas – le manitou, ou le Grand Esprit des Indiens d’Amérique – les Blancs ont eu tendance à assimiler ces notions au Dieu monothéiste. « Pour sortir de [cette] affiliation notable mais réductrice […], il me semble, dit Nastassja Martin, que le fil conducteur n’est pas à chercher dans l’idée partagée qu’il existerait une force toute-puissante extérieure à ce monde qui serait néanmoins à son origine. Bien plutôt, il nous faut porter l’attention vers ce qui est réputé être distribué chez tous les êtres, éléments et entités qui composent ce monde. Ce que toutes ses composantes reçoivent en partage est une capacité de métamorphose. » C’est l’auteure qui souligne. Cela me paraît assez vertigineux : car cela remet radicalement en question nos conceptions occidentales – la politique, l’économie, l’État, le Droit, etc., toutes fondées sur la notion d’Institution majuscule, soit quelque chose censé être solide, robuste, stable, en somme : immuable."
(Extrait d'un article, précédemment partagé, à propos du livre qui paraît "À l'Est des Rêves" de Nastassja Martin : https://lundi.am/Un-jour-la-lumiere-s-est-eteinte-et-les-esprits-sont-revenus )

🟡"Le mot "Dieu" s'est vidé de son sens, car on en a abusé pendant des millénaires. Je l'emploie parfois, mais avec parcimonie. Quand j'affirme que le terme est galvaudé, je veux dire que certaines gens, qui n'ont jamais ne serait-ce qu'entrevu le sacré ni même jamais eu le moindre aperçu de l'infinie vastitude que le mot abrite, recourent à ce terme avec grande conviction, comme s'ils savaient de quoi ils parlent. Ou bien que d'autres personnes le rejettent, comme si elles savaient ce qu'elle nient. Cet abus d'emploi a donné naissance, par l'ego, à d'absurdes croyances, affirmations et illusions du genre " Mon ou notre Dieu est le seul Dieu véritable et votre Dieu est faux" ou encore comme le célèbre énoncé de Nietzsche : " Dieu est mort."
Le mot "Dieu " est devenu un concept fermé. Dès qu'il est prononcé, une image mentale se crée, qui n'est peut-être plus celle d'un vieux patriarche à la barbe blanche, mais qui reste encore et toujours une représentation mentale de quelqu'un ou de quelque chose qui se trouve en dehors de vous. Qui plus est, inévitablement du genre masculin.
Ni le terme "Dieu", ni "Être", ni quelque autre expression que ce soit ne peut définir ou expliquer l'ineffable réalité qu'abrite le mot en question. En fait, la seule question importante à se poser est la suivante : "Ce mot vous aide-t-il ou vous empêche-t-il de faire l'expérience de ce qu'il désigne ?" Fait-il référence à cette réalité transcendantale qui existe au-delà de lui-même ou s'emploie-t-il à tort et à travers pour ne devenir rien de plus qu'une idée à laquelle votre tête peut croire, qu'une idole mentale ?
À l'instar du terme "Dieu", le mot "Être" n'explique rien. Par contre, il a l'avantage d'être un concept ouvert. Il ne réduit pas l'infini invisible à une entité finie et il est impossible de s'en faire une image mentale. Personne ne peut se déclarer être l'unique détenteur de l'Être, car il s'agit de votre essence même et que celle-ci vous est accessible immédiatement sous la forme de la sensation de votre propre présence, de la réalisation de ce "Je suis" qui précède le "Je suis ceci ou cela". Le pas à franchir entre le terme "Être" et l'expérience d'"Être" est donc plus petit." (Traduit de l'Anglais - Eckhart Tolle, Le pouvoir du moment présent)

Et puis me vient une troisième réflexion à propos de l'imagerie même du tarot (dont les origines demeurent mystérieuses). Celle-ci est de Jean-Claude Fornoy qui nous a livré une restitution du Tarot de Jean Dodal, un tarot dit "de Marseille" fait à Lyon vers 1701. Il écrit, au sujet de La Maison Diev de ce tarot (photo 2) :

🟡"Cette image représente pour le compagnonnage la montée d'énergie qui embrase l'être et le mène à l'illumination, une expérience qui ouvrira la porte de la maîtrise. La flamme est donc ascendante et jaillissante car l'énergie du Diable soulève la conscience vers l'infini de Gwenwed, le cercle de lumière blanche, en bousculant le principe conscient représenté ici par la couronne du sommet de la tour. Puis, le petit personnage, comme flottant et contre son gré semble-t-il, revient sur terre avec un trou à la fontanelle ! L'être n'a plus de blocage, de cloison pour communiquer avec le ciel." [Puis au sujet du tarot dans son ensemble : ] "c'est une carte de topographie chamanique dont la destination est de nous apprendre à entrer en vision."
Le Dodal #tarotdejeandodal est un Tarot de Marseille dit de "type I" - voyez cette différence de sens de la "flamme" entre le type II et le type I #tarotdenicolasconver

Pour l'heure, je retiendrais les notions de :

-Capacité de métamorphose
-Peut-on faire l'expérience de ce qu'il y a derrière un mot ? (Ou est-ce seulement une image mentale projetée ?)

Thym Eau Mains Cartes -